40 bulles de jazz

40 bulles de jazz

40 bulles de jazz

 J’ai été sollicitée, au début 2021, pour participer à une initiative, sous forme d’exposition,  du Festival Jazz à Vienne.

Depuis une dizaine d’années, indiquait le programme de l’exposition,

le Festival Jazz à Vienne fait dialoguer jazz et bande dessinée dans le cadre de son événement « Traits de Jazz » en partenariat avec JML Arts et la librairie Bulles de Vienne. En 2021, pour célébrer son 40e anniversaire, le Festival a souhaité organiser avec le commissaire Jean-Marc Lonjon, une exposition intitulée « 40 Bulles de Jazz ».Ce projet exceptionnel composé d’œuvres originales, propose un tour d’horizon éclectique des travaux de 40 dessinatrices et dessinateurs qui incarnent la bande dessinée contemporaine (…)
« 40 Bulles de Jazz » fait la part belle au dessin, prétexte même de cette exposition. Mais la bande dessinée ne serait pas le 9e art sans le texte. En écho aux propositions des dessinateurs, 40 écrivains, journalistes ou artistes de renom se sont prêtés au jeu et ont sorti leur plume évoquant leur « coup de cœur », décrivant leur ressenti sur le dessin et/ou sur l’œuvre de l’artiste.

L’exposition s’est déroulée du 10 juin au 11 juillet 2021 au Musée Saint-Romain-en-Gal à Vienne.
Pour ma part, j’ai été fortement intéressée par un dessin de George Shelton. Voici mon texte sur son dessin.

Les Fabuleux Freak Brothers ont, évidement le regard halluciné. C’est normal. Tout au long de leur existence, depuis les années 68, leur principale occupation a été de se procurer des drogues sans se faire coxer par les flics. Une quinzaine d’albums ont illustré leurs exploits, totalement déjantés, où ils se moquent des politiciens de droite, de la police, et bien sûr d’eux-mêmes.

Ils ont été une des principales références du comix, de la BD underground.

Gilbert Shelton a souvent joué du piano et chanté lui-même, il y a quelques années à Paris avec les Blum Brothers. Il connaît la musique.

Sur son dessin, les Freak Brothers jouent aussi de la musique. Musique post ou pré cannabis ? Va savoir ! Ils ont en tous cas une conception joyeuse de leur interprétation. Freewheelin’ Franklin à la guitare, Fat Freddy au soubassophone, dont le pavillon domine et organise le dessin et Phineas à la clarinette nous exécutent une marche ou un morceau de New Orleans. Leur pas est dynamique. Ils laissent à l’arrière-plan les autres musicos, On a envie de marcher en rythme avec eux.

Le très beau catalogue, qui reprend l’ensemble des dessins et contributions écrites peut se commander chez JMl Arts

Interview à El Watan

Interview à El Watan

Interview à El Watan

Au moment de la parution de Marseille 73, j’avais été contactée par une journaliste du quotidien algérien El Watan. Un article avait été consacré à ce bouquin. Cette année le journal m’a demandé une interview à l’occasion du soixantième anniversaire du massacre du 17 octobre 1961. On peut me lire ci-dessous ou le télécharger ici.

Marseille 73 a été traduit en grec

Marseille 73 a été traduit en grec

Marseille 73 a été traduit en grec

Marseille 73 a été traduit en grec par Yannis Kafkias et publié aux éditions Ekdoseis tou Eikostou protou. Avril 2021.

Souvenir, souvenir

Souvenir, souvenir

Souvenir, souvenir

J’ai retrouvé un article, intitulé Roman noir, que j’avais écrit il y a longtemps et qui a été publié en 2007 par Le Mouvement social, excellente revue d’histoire, dans un numéro d’hommages à Madeleine Rébérioux avec laquelle j’avais travaillé à l’université de Vincennes puis à Paris 8.
J’y aborde, comme son titre l’indique, les spécificités du roman noir dans l’ensemble du genre “policier”.

Pour le télécharger cliquez ici

 

Le rêve de Madoff : fiction ou réalité ?

Le rêve de Madoff : fiction ou réalité ?

Le rêve de Madoff : fiction ou réalité ?

Bernard Madoff est mort le 14 avril dernier. Il fut le personnage principal de mon livre Le rêve de Madoff. France culture m’a interrogée ce matin sur les rapports entre la réalité et la fiction.
On peut écouter cer entretien sur le site de France culture.Ou en cliquant ci-dessous.

Mieux comprendre la société d’aujourd’hui

Mieux comprendre la société d’aujourd’hui

Mieux comprendre la société d’aujourd’hui

J’ai publié cette tribune dans l’Humanité du jeudi 15 avril 2021.

La droite extrême de l’équipe Macron mène depuis plus d’un an une polémique violente contre toute réflexion, recherche, action sur le colonialisme et le racisme en France, au nom de l’universalisme républicain et de l’unité de la nation. On pouvait penser à une manœuvre pour ratisser des voix à droite aux élections de 2022. Mais un amendement vient d’être déposé au Sénat contre l’Unef qui, en organisant des groupes de parole pour ceux qui s’estiment en butte au racisme, « divise la République, fracture la nation ». Stupeur, il a été voté à l’unanimité. Et si le véritable objectif de cette polémique absurde était la dislocation d’une gauche sans boussole?

Retour vers le passé. La République que j’ai connue dans les années soixante appliquait une loi votée en 1920 in- terdisant l’avortement et la contraception, sous peine d’amendes et de prison. Tous les ans, pendant cinquante ans, des centaines de milliers de femmes ont avorté clan- destinement dans la souffrance et la peur, et des milliers en sont mortes. Ni les partis ni les syndicats ne s’en sont souciés. Pendant cinquante ans. Après Mai 1968, des femmes décident de se réunir entre elles, loin des hommes, pour parler de leurs problèmes, donner la parole aux premières concernées, pour faire surgir, imposer des pans entiers d’un réel occulté et mener leur combat. Ce fut le MLF, puis le Manifeste des 343 femmes qui disaient : « J’ai avorté. C’est interdit par la loi, je l’ai fait. Et alors ? » Elles ne sont pas restées isolées. Des médecins, hommes et femmes, les ont rejointes, ont déclaré qu’ils pratiquaient des avortements. La machine était lancée, le gouvernement a légalisé ce qu’il n’était plus capable d’interdire. La loi fut votée grâce aux voix de gauche. Sur ce point vital pour les femmes, le MLF a changé la société française. Aujourd’hui, des centaines de milliers d’immigrés et de Français sont assignés en permanence à leur couleur de peau, contrôlés, harcelés, discriminés, et tout le monde le sait. Ils en ont assez. Certains veulent se réunir entre eux, pour que les premiers concernés par le racisme ambiant puissent se parler, confronter, réfléchir, avan- cer. Il me semblait que, depuis 1970, tenir ce genre de réunion était un droit acquis, gagné de haute lutte par les femmes du MLF. Pas du tout. On leur répond : non, pour vous, pas possible. En évoquant le racisme dont vous seriez victime, donc la race, vous fractureriez la nation. Écoutez Xavier Bertrand : « La France n’est pas un pays raciste… La France est le pays des Lumières. L’identité nationale n’est pas négociable. » En d’autres termes : restez dehors , les racisés racistes. Joli tour de passe-passe. Déjà, en 1973, en pleine crise de meurtres racistes (cinquante en quelques mois sur la France entière), Pompidou déclarait : « La France n’est pas un pays raciste, donc il n’y a pas de crimes racistes. » De la République en marche à la droite extrême, on cherche à faire interdire ce type de réunion, pendant qu’Emmanuel Macron, lui, bien rodé, lance un grand débat de deux mois sur les discriminations en France (tiens, elles existent ?). Les discriminés pourront déposer un texte écrit dans une boîte à lettres, on ne pourra pas dire qu’on ne les a pas consultés, de toute façon les conclusions sont déjà rédigées.

Et la gauche continue à balbutier, sans même se rendre compte qu’elle désespère ceux qui attendaient encore quelque chose d’elle. Il faut écouter et comprendre ce que les « post-coloniaux » ont à dire, si l’on veut comprendre la France d’aujourd’hui.

 

L’heure bleue

L’heure bleue

L’heure bleue

Ce 13 avril 2021 j’étais invitée par Laure Adler dans son émission L’Heure bleue. J’étais invitée sous mes deux noms. Marie Noëlle Thibault est mon nom d’avant ma vie littéraire. Il abritait mes activités d’universitaire, de militante politique puis de militante syndicale. Dominique Manotti, écrivaine depuis 1995 est mon deuxième nom.
On peut écouter cet entretien sur le site de l’émission, L’Heure Bleue.
Ou ci-dessous.