Exhumer le crime






















Le dernier numéro de L’économie politique, revue publiée par Alternatives Économiques, est consacré aux relations entre la littérature et l’économie. J’y ai apporté une contribution, sous forme d’un article, où j’explique comment je construis mes romans, en m’appuyant sur l’exemple du dernier publié, Racket.
Cet article peut être téléchargé ici.

Racket sur Culture prohibée

Une émission de Culture prohibée est retransmise durant toute la semaine du 1° au 7 octobre 2018.

Elle peut être écoutée sur ce lien.

Discussion avec Eva Joly

Jeudi 5 juillet 2018
À la librairie Les Arènes (27 rue Jacob), rencontre Dominique Manotti - Eva Joly, animée par Sonia Devillers (journaliste à France Inter).
À partir de leurs romans, Racket (DM) et French Uranium (EJ), échanges sur la fabrique du roman (le vrai du faux), les fonctions du roman, démocratie et culture. Et l’extra-territorialité de la justice américaine...
Bonnes vacances à tous.

Polar et archives

Le 28 juin 2018, j'intervenais aux Archives nationales, sur le thème Polar et Archives, en compagnie de  ma complice Sylvie Granotier.
Voici la vidéo de mon intervention, qui peut être consultée ici.


L'intervention de Sylvie Granotier peut être visionnée ici.

Présentation de Racket à Thessalonique

La francophonie était l'invitée d'honneur du salon du livre de Thessalonique de 2018 (du 3 au 6 mai). J'ai eu l'occasion d'y présenter mon dernier roman, Racket, au cours d'un entretien avec le journaliste Fabien Perrier.
Cette vidéo a été réalisée par le département Digital Media et Communication de l'université de Thessalonique.



Kesseltreiben


















Racket a été traduit en allemand par Iris Konopik et publié chez Ariadne (Argument Verlag). Mai 2018.

Vous avez dit extraterritorialité ?

Les Américains peaufinent, ajustent, étoffent depuis maintenant une quarantaine d’années leur conception d’extraterritorialité de leur droit et de leurs lois. Ils en ont fait leur outil majeur pour imposer leur domination économique sur le monde occidental. Les Français et l’ensemble des Européens ont pratiqué la politique de l’autruche, et ont laissé faire. Il a fallu le coup de tonnerre du retrait américain du traité international de 2015 avec l’Iran, et l’interdiction faite à l’Europe de continuer à commercer avec lui annoncée en grand pompe par Trump pour qu’un débat public sur cette pratique américaine s’ouvre enfin en France. Débat assez confus, les journalistes on très souvent été pris de court, et n’en savaient guère plus que le grand public.
Et pourtant, il y avait déjà eu des coups de semonce. Pour ne prendre que deux exemples (il y en a eu beaucoup d’autres), la BNP a été condamnée par l’administration américaine à une amende de près de 10 milliards pour avoir commercé avec un certain nombre de pays sans lui en avoir demandé l’autorisation. La banque a payé, les comptes publics français ont accusé le coup, le gouvernement français s’est tu. Tant qu’il pouvait continuer à disserter sur la grandeur de la France et sur son rôle international…
À peu près à la même époque, rachat d’Alstom, une entreprise française, par GE, une entreprise américaine, entre 2013 et 2015. J’ai raconté ce rachat dans mon dernier roman, Racket. Comprendre ce que signifie « extraterritorialité » comme si vous y étiez. La justice et l’entreprise américaine collaborent étroitement pour fragiliser l’entreprise à coups d’amendes et de sanctions. Les cadres sont menacés, soumis à des chantages, corrompus, tout est mis en œuvre, et à la fin, c’est l’Amérique qui gagne…
Ça fait froid dans le dos me disent mes lecteurs. En fait, le roman essaye de faire vivre « en direct » l’opération pendant qu’elle se déroule, comme elle se déroule. Pour comprendre en quoi consiste l’extraterritorialité américaine, il n’est peut-être pas besoin de longues explications ou de savantes théories juridiques. Il est plus stimulant de lire un roman.




Entreprises : le modèle mafieux

« Au titre de nos responsabilités, nous avons en permanence un pied en prison. » (Mathias Müller, PDG de VW)

 

Samedi 24 mars 2018, une dépêche de l’AFP nous informe que le patron de Volkswagen, Mathias Müller, touche un salaire annuel de dix millions d’euros en 2017, et le trouve tout à fait justifié, compte tenu des risques permanents qu’il court d’aller en prison, en tant que dirigeant de l’entreprise. Il dit, texto : « Au titre de nos responsabilités, nous avons en permanence un pied en prison. »
J’ai relu deux fois la dépêche, je n’en croyais pas mes yeux. D’habitude, les grands patrons justifient leur rémunération en se comparant aux footballeurs, mais là, ils ont compris qu’ils avaient perdu la partie. Mais se comparer aux chefs mafieux, dont la comptabilité provisionne effectivement de l’argent pour couvrir le risque prison, c’est une première. Quel aveu, monsieur Müller… Les mafias provisionnent aussi l’aide aux familles de prisonniers, n’oubliez pas l’aide aux familles, monsieur Müller…
Quand je pense que certains de mes lecteurs trouvent que j’exagère en décrivant le monde des affaires comme un monde de truands, convaincus maintenant ?
Lisez Racket.

Racket, nouvelle vidéo

En attendant la parution de Racket, le 21 mars 2018, voici une version de la vidéo de présentation un peu plus brève.

Racket

À Paris, un géant américain braque un joyau de l'industrie française.
Racket, mon nouveau roman, raconte une histoire de kidnapping, de chantage, d'extorsion, de meurtre. Bref, un hold-up économique.
Ce roman est librement (très librement) inspiré du rachat d'Alstom Énergie par General Electric.

Parution : 21 mars 2018.