Or Noir Vidéo 3

Marseille 1973 / La première enquête du commissaire Daquin


Daquin, en pleine guerre des polices, enquête sur la mort d'un ancien de la French Connection, reconverti dans le transport maritime. Il découvre les tout premiers balbutiements du trading du pétrole. Journaliste : Camélia Brady. Vidéo réalisée par Rachid Youmelhana.

Or Noir Vidéo 2

Marseille 1973 / Vers le choc pétrolier

Deuxième volet de la présentation d'Or Noir. Il y est question du pétrole et des bouleversements de son marché. Journaliste : Camélia Brady. Vidéo réalisée par Rachid Youmelhana.



Or Noir Vidéo 1

Marseille 1973 / La fin de la French Connection

Cette vidéo de présentation d'Or Noir est la première d'une série de trois. J'ai été interrogée par Camélia Brady. La vidéo est réalisée par Rachid Youmelhana.


Polar pour tous


Après les attentats de janvier dernier, le choc a été profond, et nous sommes nombreux, dans beaucoup de milieux différents, à avoir ressenti la nécessité de dire non à la fracture, à la haine, à la peur, et de prendre une initiative pour contribuer à ce que, dans notre société, les citoyens, tous les citoyens, se rencontrent et dialoguent.
Entre  polardeux, nous avons signé le texte ci-dessous, et mis en place un blog, Polar pour tous. Nous appelons à faire circuler ce texte pour recueillir d’autres signatures et à multiplier les rencontres dans les établissements scolaires.

Appel

Le projet que nous définissons ici fait suite à la série d’évènements commencée avec la tuerie autour de Charlie Hebdo, puis prolongée par celle de l'Hyper Cacher, et ponctuée par le grand rassemblement du dimanche 11 janvier. Dès ce mercredi où la spontanéité nous a menés place de la République jusqu’au dimanche pendant  l’immense rassemblement où nous avons fait taire nos divergences pour une union fragile mais vitale, les réflexions et les discussions se sont multipliées, entre nous, avec d’autres, parfois vives, parfois contradictoires. Il n’en reste pas moins qu’il s’était passé quelque chose : le sentiment partagé de devoir agir pour prolonger et consolider la fraternité entrevue ces jours là, marginaliser la peur, la violence, renforcer notre vie commune en société.
Nous sommes des écrivains de polar et nous avons eu envie de prolonger ce sentiment de la façon la plus concrète possible.
Parler entre nous qui envisageons grosso modo de la même façon les problèmes de fond reste d’un intérêt limité.
Il nous paraît plus intéressant de nous confronter à d’autres réalités, d’autres pensées, comme celles qui sont apparues ici et là en milieu scolaire et qui ont été souvent pointées instantanément comme « déviantes » par certains politiques.
Nous défendons la liberté d’expression parce qu’elle est vitale pour une société démocratique. Seul un débat ouvert et tolérant permet l’évolution des pensées, opinions, croyances.
D’où l’idée d’intervenir bénévolement dans les lieux d’apprentissage que sont les établissements scolaires, collèges et lycées de préférence. Il ne s’agit bien sûr pas de venir compenser on ne sait quel déficit éducatif mais d’offrir nos compétences particulières aux enseignants et animateurs qui le souhaitent. Nous avons tous rencontré des profs épatants pendant nos interventions scolaires. Tout commencera et se fera, ou pas, avec les enseignants, s’ils pensent que nous pouvons leur apporter quelque chose d’autre.
Nos atouts :
    •    venir de l’extérieur
    •    être  des écrivains, certes, mais de polar, ce qui nous rend moins intimidants.
    •    notre curiosité et notre absence de pensée dogmatique
    •    notre goût du débat…
… et bien sûr, notre bénévolat.
On peut servir de passerelle entre le monde de l’écriture et celui de la lecture.
La fiction, et particulièrement celle du polar, naît de l’observation du réel et du pouvoir de l’imagination. On peut en partager les étapes.
La démarche de l’enquête, la connaissance qu’elle exige, les exemples de l’Histoire, la complexité des personnages, tout autant d’outils pour apprendre à se forger une opinion argumentée. Et se confronter aux croyances « complotistes » qui sont aujourd’hui largement répandues.
Selon les circonstances, rien n’empêche d’aborder le rôle de l’humour, l’importance de la laïcité comme loi protégeant les libertés de tous, la liberté d’expression et les raisons de sa limitation légale…
Tout reste ouvert et dépendra des rencontres. Et aussi de chacun d’entre nous, écrivains, dont l’approche restera évidemment particulière et individuelle.

Ce site permet à des enseignants de déposer des demandes, voire même de faire appel à tel auteur précisément. Nous répondrons selon nos disponibilités du moment et chacun aura à définir les modalités d’intervention avec l’enseignant concerné.
Après quoi, chacune de nos interventions fera l’objet d’un bref « retour d’expérience », sur le site, pour servir d’outil de réflexion collective.


Les premières signatures recueillies pour cet appel :

Patrick Bard
Didier Daeninckx
Sylvie Granotier
Jake Lamar
Michèle Lesbre
Dominique Manotti
Yann Manook
Karim Miske
Naïri Nahapetian
Patricia Osganian
Patrick Pécherot
Patrick Raynal





Or Noir
























Quatrième de couverture

Marseille, 1973. Le commissaire Daquin, 27 ans à peine, prend son premier poste au commissariat de l’Évêché. Il découvre une ville ensanglantée par les règlements de compte qui accompagnent la liquidation de la French Connection, des services de police en guerre larvée les uns contre les autres, et la prolifération de réseaux semi-clandestins comme le SAC ou la franc-maçonnerie. 

Il enquête sur l’assassinat d’un ancien caïd de la drogue et de son associé, un vétérant des services secrets, tous les deux reconvertis dans les affaires ; assiste à la naissance mouvementée d’un nouveau marché des produits pétroliers, à l’ascension fulgurante des traders assoiffés d'argent frais qui le mettent en œuvre ; et constate que les requins les plus dangereux ne sont pas ceux que l’on croit.

A paraître le 5 mars 2015

La ville noire est une fête






















En décembre 2013, l’université du Luxembourg organisait, sous le direction de Sylvie Freyermuth et de Jean François P. Bonnot, un colloque intitulé « Malaise dans la ville ». Il a réuni des écrivains, des philosophes, des sociologues, des historiens, des urbanistes, des spécialistes de sciences cognitives et des critiques littéraires s’intéressant tous au « mal de vivre » en milieu urbain.
Les actes du colloques ont été publiés sous le titre « Malaise dans la ville » aux éditions P.I.E. Peter Lang, Bruxelles, en 2014
Ma contribution se trouve ICI

Flykten




















L'Evasion a été traduit en suédois aux éditions Atlantis, par Maria Kronberg

Villa Médicis













Une soirée littéraire « Polar » a eu lieu à la Villa Médicis, le 26 novembre 2014. Première entrée du « Noir » dans ces murs très académiques. Présentation et animation de Philippe Vasset, écrivain résident qui avait pris l’initiative de cette rencontre - dialogue entre Giancarlo De Cataldo et Manotti. Ce fut pour moi une belle soirée. Pour trois raisons:
Le cadre, d’abord. Ce doit être ma formation d’historienne, mais je ne peux pas m’empêcher d’être impressionnée à l’idée de passer quelques jours et de débattre dans cette Villa qui, pour mille et une raisons, a compté dans la fabrication de ma culture, depuis la Renaissance.
La rencontre avec De Cataldo ensuite. Entre nous, le dialogue a un sens, nous parlons de la même société, nos approches sont parallèles. Le polar français et le polar italien ont beaucoup de points de convergence. Nous avons tous à gagner à ces rencontres.
Le public, enfin. Il y avait dans la salle des amateurs de littérature, bien sûr, mais aussi, et c’est plus rare, des résidents à la Villa, peintres, musiciens, architectes, qui disaient très peu fréquenter les rencontres littéraires, et une discussion s’est amorcée sur la proximité du processus de production d’œuvres dans ces différentes disciplines, sur les possibles influences réciproques. Je ne sais pas s’il y aura des prolongements, mais pour moi, c’était nouveau et passionnant.
La Villa reçoit depuis peu des pensionnaires de toutes nationalités, à la seule condition qu’ils parlent français. Un îlot de résistance à l’esprit de fermeture identitaire. C’est bon pour le moral.

Ecrire pour comprendre




















Les responsables de la revue allemande Das Argument m'ont demandé de réagir sur le thème de leur numéro : « Pratiques critiques esthétiques », et cela m'a plongée dans un abîme de perplexité. Je n’ai aucune formation philosophique, ni même littéraire au sens strict, et je me sens incapable de disserter sur ce sujet. Pour m’en sortir, j'ai décidé de m’en remettre à ma formation d’historienne, en tentant d’analyser comment, à travers quels évènements, quelles rencontres, quels combats et quelles défaites, j’ai fini par devenir une romancière, ce qui peut constituer une sorte de réponse à leur question.
Ce texte a été publié dans le numéro 309 de la revue.
Vous pouvez en lire la version française en cliquant ICI.


 Das Argument est publié par ma maison d’édition allemande Argument Verlag

Festival du livre d'Edimbourg

Le Festival International du Livre d’Edimbourg s’achève ce dimanche 24 août 2014. Pour ma part, j’y ai participé toute la journée du vendredi 22 août, entre lecture et table ronde. Ce festival du livre  se tient pendant le Festival d’Edimbourg qui, pendant pratiquement tout le mois d’août, concentre dans la ville des milliers de manifestations culturelles, théâtre, opéra, danse, musiques de toutes sortes, rencontres et conférences. Pendant toute sa durée, la ville est en ébullition. On joue, on danse, on chante dans les théâtres, dans les pubs, les restaurants, dans les rues. L’an dernier, le festival « Fringe »(d’avant garde), a compté 2 871 spectacles différents, au rythme de plus de 200 représentations chaque soir. Au fl des années, ce festival est devenu le plus important du monde.

Le livre a su s’intégrer dans cette atmosphère extraordinaire, et ce n’était pas donné d’avance, je crois même que c’est un cas assez unique. Toutes les manifestations du livre sont regroupées sur une très grande place du centre ville, autour d’un jardin ouvert au public, bar, chaises longues et aire de jeu pour les enfants. Sous les tentes tout autour se tiennent une trentaine d’évènements par jour, lectures tables rondes et autres, tous très fréquentés, par un public attentif. Beaucoup d’étudiants, beaucoup de va et vient.

En trois semaines, sept cent trente auteurs y sont passés, avec bonheur. Evidemment, une lourde prééminence du monde anglo-saxon. Chacun définit l’international à sa mesure.  Et la prééminence anglo-saxonne est une réalité. Longue vie au Festival du Livre d’Edimbourg.