L'Honorable Société a obtenu le Grand prix de littérature policière 2011.
HOMMAGE À MON ANCIEN LIBRAIRE
L'Amour des Livres, bulletin professionnel destiné aux libraires indépendants, m'a demandé de préfacer leur numéro d'été consacré aux poches et policiers. J'en ai profité pour rendre hommage à mon ancien libraire.
"J’ai toujours nagé dans les livres. Je crois bien avoir appris la vie dans les romans. Pendant mon enfance et mon adolescence, je souffrais d’une véritable boulimie de lectures romanesques. Je vagabondais pendant le plus clair de mon temps, sans aucun guide, en totale liberté, dans la bibliothèque de mon père, très fournie et classiquement sage. En classe de seconde, j’ai eu la chance de tomber sur un mauvais professeur de maths. Ecrasée d’ennui, je me suis réfugiée au fond de la classe, et j’ai entrepris la lecture intégrale et systématique de la Comédie Humaine de Balzac, dans la collection de la Pléïade, en commençant par la première page du premier tome, et sans sauter un titre. Cet esprit de système venait sans doute d’un sentiment confus : si je volais du temps scolaire, au moins je l’utilisais avec méthode et sérieux. La lecture fut achevée dans l’année scolaire. Ma vocation de matheuse a sombré cette année là, je suis devenue une pure « littéraire », et c’est tant mieux.
En arrivant en fac, j’ai découvert le cinéma, et surtout, l’engagement politique. C’était l’époque de la guerre d’Algérie : l’engagement, en ces temps là, était violent, et dévoreur de temps. Pendant une bonne vingtaine d’années, j’ai perdu de vue la littérature. Quand il a fallu tirer un trait sur les espoirs et les projets des années 60 et 70, j’y suis revenue, avec une forme de désespoir.
C’est alors qu’entre en scène mon libraire. Une petite librairie, à moins de cinq cents mètres de chez moi, à Paris, dans le 19°, tenue par un homme mince, à la barbe poivre et sel, que nous trouvions la plupart du temps accoudé à ses rayonnages, en train de lire. Il était toujours disponible et avait un talent exceptionnel pour faire parler ses clients et pour les écouter. Il a suivi, accompagné pas à pas mes découvertes. Sa mezzanine était entièrement consacrée au polar. Je me souviens de la collection Rivages Noir quasi intégrale qui y occupait un mur entier. C’est là, dans cette mezzanine, que j’ai forgé ma « culture noire », tardive et sommaire, mais précieuse.
Un jour, mon libraire me dit : « Vous devriez lire LA Confidential, de James Ellroy, toutes affaires cessantes. » Je n’avais jamais entendu ce nom, jamais lu aucune critique, mais évidemment, j’ai immédiatement suivi son conseil.
Et ce fut une rencontre majeure. Découverte d’un style qui bouscule, qui pulse, qui rythme, d’une langue neuve, toujours affûtée, «maigre», efficace. Une histoire admirablement construite dans sa complexité sans faille, des personnages violents, composites, bouleversants, attachants. Le livre refermé, j’avais le sentiment d’avoir vécu dans mon corps autant que dans mon intelligence ces aventures, de mieux connaître cette société, radiographiée de façon réaliste et ravageuse. Je me suis précipitée sur tout ce qui existait d’Ellroy à l’époque. En moins d’un mois, c’était lu.
Retour au calme. J’ai essayé de réfléchir. Je venais de redécouvrir le pouvoir flamboyant de la littérature, sous une forme qui correspondait absolument à la façon dont je percevais la société française dans laquelle je vivais. Et personne ne l’avait jamais racontée comme cela. Si c’était possible de le faire, cela valait la peine d’essayer. Modestement, à ma main. J’avais cinquante ans, il était temps de s’y mettre. Depuis, je n’ai plus arrêté.
Et aujourd’hui, je voudrais rendre hommage au petit homme barbu, au libraire qui a organisé cette rencontre. C’était le bon livre, au bon moment. Quel talent."
"J’ai toujours nagé dans les livres. Je crois bien avoir appris la vie dans les romans. Pendant mon enfance et mon adolescence, je souffrais d’une véritable boulimie de lectures romanesques. Je vagabondais pendant le plus clair de mon temps, sans aucun guide, en totale liberté, dans la bibliothèque de mon père, très fournie et classiquement sage. En classe de seconde, j’ai eu la chance de tomber sur un mauvais professeur de maths. Ecrasée d’ennui, je me suis réfugiée au fond de la classe, et j’ai entrepris la lecture intégrale et systématique de la Comédie Humaine de Balzac, dans la collection de la Pléïade, en commençant par la première page du premier tome, et sans sauter un titre. Cet esprit de système venait sans doute d’un sentiment confus : si je volais du temps scolaire, au moins je l’utilisais avec méthode et sérieux. La lecture fut achevée dans l’année scolaire. Ma vocation de matheuse a sombré cette année là, je suis devenue une pure « littéraire », et c’est tant mieux.
En arrivant en fac, j’ai découvert le cinéma, et surtout, l’engagement politique. C’était l’époque de la guerre d’Algérie : l’engagement, en ces temps là, était violent, et dévoreur de temps. Pendant une bonne vingtaine d’années, j’ai perdu de vue la littérature. Quand il a fallu tirer un trait sur les espoirs et les projets des années 60 et 70, j’y suis revenue, avec une forme de désespoir.
C’est alors qu’entre en scène mon libraire. Une petite librairie, à moins de cinq cents mètres de chez moi, à Paris, dans le 19°, tenue par un homme mince, à la barbe poivre et sel, que nous trouvions la plupart du temps accoudé à ses rayonnages, en train de lire. Il était toujours disponible et avait un talent exceptionnel pour faire parler ses clients et pour les écouter. Il a suivi, accompagné pas à pas mes découvertes. Sa mezzanine était entièrement consacrée au polar. Je me souviens de la collection Rivages Noir quasi intégrale qui y occupait un mur entier. C’est là, dans cette mezzanine, que j’ai forgé ma « culture noire », tardive et sommaire, mais précieuse.
Un jour, mon libraire me dit : « Vous devriez lire LA Confidential, de James Ellroy, toutes affaires cessantes. » Je n’avais jamais entendu ce nom, jamais lu aucune critique, mais évidemment, j’ai immédiatement suivi son conseil.
Et ce fut une rencontre majeure. Découverte d’un style qui bouscule, qui pulse, qui rythme, d’une langue neuve, toujours affûtée, «maigre», efficace. Une histoire admirablement construite dans sa complexité sans faille, des personnages violents, composites, bouleversants, attachants. Le livre refermé, j’avais le sentiment d’avoir vécu dans mon corps autant que dans mon intelligence ces aventures, de mieux connaître cette société, radiographiée de façon réaliste et ravageuse. Je me suis précipitée sur tout ce qui existait d’Ellroy à l’époque. En moins d’un mois, c’était lu.
Retour au calme. J’ai essayé de réfléchir. Je venais de redécouvrir le pouvoir flamboyant de la littérature, sous une forme qui correspondait absolument à la façon dont je percevais la société française dans laquelle je vivais. Et personne ne l’avait jamais racontée comme cela. Si c’était possible de le faire, cela valait la peine d’essayer. Modestement, à ma main. J’avais cinquante ans, il était temps de s’y mettre. Depuis, je n’ai plus arrêté.
Et aujourd’hui, je voudrais rendre hommage au petit homme barbu, au libraire qui a organisé cette rencontre. C’était le bon livre, au bon moment. Quel talent."
LISEZ DES ROMANS !
En une quinzaine de jours, le débat ouvert par l’arrestation de DSK aux Etats Unis a beaucoup évolué. On est passé d’une histoire traumatisante mais singulière à la mise en cause de la classe politique française, dans laquelle le machisme serait très lourdement présent. Rachida Dati, qui connaît bien le milieu, a résumé la situation un soir sur Canal+ : « Il y en a beaucoup qui doivent être un peu stressés, qui regardent leurs pompes en se disant vivement qu’on passe à autre chose. » Au fil des jours, quantité d’histoires remontent, depuis celle du sénateur maire Mahéas, dépôt de plaintes pour attouchements forcés en 2002, condamné en première instance, puis en appel, condamnation confirmée par la Cour de Cassation début 2011. Et rien dans la presse, pas un mot. Plainte en 96 contre Balkany, pour viol, retirée ensuite. Puis le témoignage contre lui de Marie Claire Restoux en 2010. Et puis ? Rien. Dans la presse ici ou là, des femmes politiques rapportent des plaisanteries et petites phrases entendues, d’un niveau atterrant de vulgarité et de bêtise. Et finalement Tron, obligé de démissionner du gouvernement. Et de nouveau la même antienne : tout le monde savait. Mais n’a rien dit.
Les citoyens, eux, ignorent tout, cela j’en suis sûre. Certains de mes romans évoquent les rapports étroits entre pouvoir politique et machisme appuyé. Réalisme oblige. Et dans toutes les rencontres avec les lecteurs, revient la question : Est ce que vous n’exagérez pas ? Est ce vraiment à ce point ? Et pourtant, bien sûr, je n’ai jamais imaginé pouvoir écrire une histoire qui approche celle que l’on impute aujourd’hui à DSK. Réalisme d’accord, mais il faut rester vraisemblable.
Ce silence de la presse s’abrite derrière le respect de la vie privée, notion avec laquelle je suis profondément d’accord. Mais évidemment, ce respect de la vie privée n’explique pas le silence sur les procès du sénateur Mahéas. Et la difficulté surgit dès qu’il s’agit de définir les limites de la vie privée. Dans l’une de ses nombreuses prestations radiophoniques dans les quelques jours qui ont immédiatement suivi l’arrestation de DSK, Jean François Kahn a soutenu que DSK était loin d’être le seul à être un séducteur lourd dans la classe politique française. Incontestable. Et pour étayer cette information qui n’en était plus une, il a raconté que deux de ses consoeurs, parfaitement dignes de foi, avaient, l’une après l’autre, été accueillies par l’un des plus hauts personnages de l’Etat, dans son bureau, braguette largement ouverte. Là encore, il semble que toute la presse politique soit au courant, et connaisse le nom du personnage. Mais, enchaîne Kahn, si mes consoeurs ne portent pas plainte, je considère cela comme appartenant à la sphère de la vie privée, et cela ne me regarde pas. Comble de l’hypocrisie, de la complaisance, ou de l’aveuglement ? Comment ne pas saisir la violence que cette braguette ouverte inflige à ces femmes ? Comment pourraient elles un seul instant envisager de porter plainte sans autre résultat que d’être immédiatement éjectées du circuit de la presse politique ? Et probablement condamnées pour diffamation. La limite de ce qu’on appelle vie privée mérite un débat.
De même, quand trois femmes journalistes écrivent dans Libé : « Le rapport de force est finalement équilibré entre l’homme politique et la femme journaliste. Il peut lui faire des avances, elle peut (elle doit)… le relater dans son journal », il faut les rappeler au principe de réalité. Nous sommes en France. Il a fallu le « choc DSK » pour que l’on commence à parler et à écrire. La connivence entre le milieu des médias et les « élites » est très forte, au point d’être apparemment plus ou moins inconsciente. Nous n’avons pas de culture des contre pouvoirs. D’où le sentiment de toute puissance et d’impunité de nos politiques qui conduit certains hommes à la limite du viol, mais aussi une femme comme Nadine Morano à faire licencier du jour au lendemain une employée de grand magasin qui lui déplait. Les comportements sont les mêmes. D’où la dégradation en profondeur de notre démocratie, que nous ressentons tous tragiquement.
Je n’ai pas de conclusion, juste un conseil. Chers lecteurs, lisez des romans. Vous y trouverez parfois plus d’éléments de connaissance de votre société que dans la presse.
Les citoyens, eux, ignorent tout, cela j’en suis sûre. Certains de mes romans évoquent les rapports étroits entre pouvoir politique et machisme appuyé. Réalisme oblige. Et dans toutes les rencontres avec les lecteurs, revient la question : Est ce que vous n’exagérez pas ? Est ce vraiment à ce point ? Et pourtant, bien sûr, je n’ai jamais imaginé pouvoir écrire une histoire qui approche celle que l’on impute aujourd’hui à DSK. Réalisme d’accord, mais il faut rester vraisemblable.
Ce silence de la presse s’abrite derrière le respect de la vie privée, notion avec laquelle je suis profondément d’accord. Mais évidemment, ce respect de la vie privée n’explique pas le silence sur les procès du sénateur Mahéas. Et la difficulté surgit dès qu’il s’agit de définir les limites de la vie privée. Dans l’une de ses nombreuses prestations radiophoniques dans les quelques jours qui ont immédiatement suivi l’arrestation de DSK, Jean François Kahn a soutenu que DSK était loin d’être le seul à être un séducteur lourd dans la classe politique française. Incontestable. Et pour étayer cette information qui n’en était plus une, il a raconté que deux de ses consoeurs, parfaitement dignes de foi, avaient, l’une après l’autre, été accueillies par l’un des plus hauts personnages de l’Etat, dans son bureau, braguette largement ouverte. Là encore, il semble que toute la presse politique soit au courant, et connaisse le nom du personnage. Mais, enchaîne Kahn, si mes consoeurs ne portent pas plainte, je considère cela comme appartenant à la sphère de la vie privée, et cela ne me regarde pas. Comble de l’hypocrisie, de la complaisance, ou de l’aveuglement ? Comment ne pas saisir la violence que cette braguette ouverte inflige à ces femmes ? Comment pourraient elles un seul instant envisager de porter plainte sans autre résultat que d’être immédiatement éjectées du circuit de la presse politique ? Et probablement condamnées pour diffamation. La limite de ce qu’on appelle vie privée mérite un débat.
De même, quand trois femmes journalistes écrivent dans Libé : « Le rapport de force est finalement équilibré entre l’homme politique et la femme journaliste. Il peut lui faire des avances, elle peut (elle doit)… le relater dans son journal », il faut les rappeler au principe de réalité. Nous sommes en France. Il a fallu le « choc DSK » pour que l’on commence à parler et à écrire. La connivence entre le milieu des médias et les « élites » est très forte, au point d’être apparemment plus ou moins inconsciente. Nous n’avons pas de culture des contre pouvoirs. D’où le sentiment de toute puissance et d’impunité de nos politiques qui conduit certains hommes à la limite du viol, mais aussi une femme comme Nadine Morano à faire licencier du jour au lendemain une employée de grand magasin qui lui déplait. Les comportements sont les mêmes. D’où la dégradation en profondeur de notre démocratie, que nous ressentons tous tragiquement.
Je n’ai pas de conclusion, juste un conseil. Chers lecteurs, lisez des romans. Vous y trouverez parfois plus d’éléments de connaissance de votre société que dans la presse.
TRADUCTIONS
Nos Fantastiques Années Fric. Publié en mars 2011.
Éditions Ariadne Krimis.

Bien Connu des Services de Police. A paraître en août 2011.
Editions Ariadne Krimis.
Éditions Ariadne Krimis.

Bien Connu des Services de Police. A paraître en août 2011.
Editions Ariadne Krimis.
NOIRE JEUNESSE
Je viens de faire une série d’interventions (terme que j’utilise faute d’en trouver un plus adapté) dans des lycées. Ce fut toujours stimulant, pour moi et pour les élèves. Mais je note que beaucoup d’enseignants de littérature (pas tous) se plaignent que les élèves « lisent moins qu’avant ». Est ce vrai ? Je n’en sais strictement rien. Mais je constate que le polar est souvent considéré comme un bon moyen d’attirer les adolescents vers la lecture. D’où la floraison de « prix polars des lycéens » par exemple. Et c’est là que je me pose des questions.
Le terme même de « Polar » est très flou. Il recouvre à la fois le genre policier et la littérature noire. On exclut des jurys les romans à grand succès type Agatha Christie ou Stephen King, mais on y met des épigones souvent bien moins bons, et beaucoup moins lus. Quant à la littérature noire, elle a certes quelques beaux fleurons dans le genre « extrême jeunesse », comme les Contes de Grimm, ou roman d’apprentissage comme le Voyage au bout de la nuit, mais pourquoi les ados seraient-ils plus attirés par la littérature noire que par la poésie, les récits épiques ou d’aventure, les romans d’amour, d’apprentissage, les grandes tragédies ? Dans mes souvenirs lointains, mes coups de cœur ont plutôt été Baudelaire, les Trois Mousquetaires, Dix jours qui ébranlèrent le monde que Moisson rouge de Hammett, que je n’ai découvert que beaucoup plus tard. La littérature noire me semble écrite par des gens qui ont vécu, pour des gens qui ont vécu.
Ce qui serait formidable, c’est qu’on évite les catégories et les classements, les attitudes normatives, qu’on ouvre les portes et qu’on glorifie la flânerie. Quand je vois les collections « noires pour la jeunesse » afficher : de 12 à 14 ans, de 14 à 16 ans… j’ai envie de rire et de crier. Catégories conçues pour sécuriser les parents acheteurs, pas pour faire aimer la lecture aux ados. Donner le goût de la littérature, c’est donner le goût de l’absolue liberté. Mais ça…
Le terme même de « Polar » est très flou. Il recouvre à la fois le genre policier et la littérature noire. On exclut des jurys les romans à grand succès type Agatha Christie ou Stephen King, mais on y met des épigones souvent bien moins bons, et beaucoup moins lus. Quant à la littérature noire, elle a certes quelques beaux fleurons dans le genre « extrême jeunesse », comme les Contes de Grimm, ou roman d’apprentissage comme le Voyage au bout de la nuit, mais pourquoi les ados seraient-ils plus attirés par la littérature noire que par la poésie, les récits épiques ou d’aventure, les romans d’amour, d’apprentissage, les grandes tragédies ? Dans mes souvenirs lointains, mes coups de cœur ont plutôt été Baudelaire, les Trois Mousquetaires, Dix jours qui ébranlèrent le monde que Moisson rouge de Hammett, que je n’ai découvert que beaucoup plus tard. La littérature noire me semble écrite par des gens qui ont vécu, pour des gens qui ont vécu.
Ce qui serait formidable, c’est qu’on évite les catégories et les classements, les attitudes normatives, qu’on ouvre les portes et qu’on glorifie la flânerie. Quand je vois les collections « noires pour la jeunesse » afficher : de 12 à 14 ans, de 14 à 16 ans… j’ai envie de rire et de crier. Catégories conçues pour sécuriser les parents acheteurs, pas pour faire aimer la lecture aux ados. Donner le goût de la littérature, c’est donner le goût de l’absolue liberté. Mais ça…
TRADUCTION

Bien Connu des Services de Polices
a été traduit en italien
chez Marco Tropea Editore
Sortie : mars 2011
EPUBLICATION

Carnet Rose est un recueil de trois nouvelles : Nettoyage ethnique , Tolérance Zéro (qui sont disponibles sur ce site en version PDF) et Carnet Rose, publiée en 2005 dans l'Humanité. Il est édité en version numérique par les éditions Publie.net, coopérative d’auteurs animée par François Bon et dans la collection Mauvais genres animée par Bernard Strainchamps, par ailleurs responsable du site Bibliosurf.
Ce livre est disponible au prix unique de 2.99 € en format PDF et EPUB (sans DRM), sur bibliosurf, sur Publie.net, dans toutes les librairie partenaires d'Epagine.fr, sur fnac.com, chapitre, feedbooks, abebooks, dialogues et bien sûr Apple iBook Store.
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