Or Noir

Or Noir

Quatrième de couverture

Marseille, 1973. Le commissaire Daquin, 27 ans à peine, prend son premier poste au commissariat de l’Évêché. Il découvre une ville ensanglantée par les règlements de compte qui accompagnent la liquidation de la French Connection, des services de police en guerre larvée les uns contre les autres, et la prolifération de réseaux semi-clandestins comme le SAC ou la franc-maçonnerie.

 

Il enquête sur l’assassinat d’un ancien caïd de la drogue et de son associé, un vétérant des services secrets, tous les deux reconvertis dans les affaires ; assiste à la naissance mouvementée d’un nouveau marché des produits pétroliers, à l’ascension fulgurante des traders assoiffés d’argent frais qui le mettent en œuvre ; et constate que les requins les plus dangereux ne sont pas ceux que l’on croit.

Paru le 5 mars 2015

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Giudoriccio da Fogliano

Giudoriccio da Fogliano

Filippo, personnage central de « l’Evasion », jeune italien de 22 ans, est obsédé par la fresque monumentale de Simone Martini qui occupe toute la partie supérieure d’un mur de la salle du Conseil dans le Palais municipal de Sienne, dont il a vu quasiment quotidiennement une mauvaise reproduction pendant toute son enfance. Elle représente un condottiere vainqueur en tenue d’apparat sur son cheval dans un paysage minéral, villes de pierre inhabitées, campement déserté, palissades abandonnées, sur fond de ciel bleu noir. Probablement Guidoriccio da Fogliano . Fascination de l’image fixe : le spectateur a tout le temps de rentrer dedans, de l’investir, de se l’approprier, de l’interpréter à l’infini. Pour Filippo, elle devient le symbole et le cauchemar des ses conquêtes rêvées. Quel rapport entre ce qu’il imagine et ce qu’il vit ? Ce fier condottiere a-t-il eu un jour une existence, ou n’est ce que la représentation d’une statue équestre, l’ombre d’une ombre ? Et quelle peut être la jouissance de la conquête quand il n’y a aucun vaincu pour en attester l’existence ?

Et encore, Filippo ne sait pas que l’attribution à Simone Martini est hasardeuse, qu’elle ne représente sans doute pas Guidoriccio, et que les experts n’identifient pas formellement les villes conquises. Ce qui ne fait qu’ajouter au trouble que suscite cette fresque.

“L’évasion” paraîtra le 12 avril 2013.

 

 

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L’évasion

Mon prochain roman s’appelle L’évasion. Il sortira en avril 2013 aux éditions Gallimard, à la Série Noire.
De quoi parle-t-il ? Il s’agit d’une histoire simple. Une histoire d’écriture et de mort.

Un jeune délinquant italien se prend d’amitié en prison pour son codétenu, un politique de l’extrême gauche italienne des années de plomb. Ils s’évadent ensemble. Puis le politique est abattu devant une banque, au cours d’un hold-up, et le jeune délinquant se réfugie en France, où il est plus ou moins bien accueilli par les réfugiés politiques italiens. On est en 1987. Le jeune homme est complètement perdu. Il commence à écrire sa rencontre en prison, son évasion, la suite. A travers ce travail d’écriture, de reconstruction, d’embellissement, il devient écrivain, se construit une personnalité, vit une histoire d’amour. Et se retrouve pris à son corps défendant dans un jeu très complexe entre réfugiés politiques, police et services secrets italiens. Vrai ou pas vrai ce qu’il raconte ? Le genre d’histoire dont on peut mourir.

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