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Septembre 2007. Des policiers français de la police de l'air et des frontières tabassés à Conakry. Ce n'est pas un fait divers parmi tant d'autres, c'est un fait divers comme les aime le roman noir, il projette un rai de lumière sur l'état de notre société. Une société qui a plébiscité Sarkozy pour ce qu'il lui promettait: Du spectacle et de la violence. Et du spectacle et de la violence, il nous en donne. Problèmes infiniment complexes des rapports Nord Sud, du pillage de l'Afrique et de l'immigration. Sarkozy n'a pas de politique, mais il fait le spectacle. Il roule des mécaniques: donneur de leçons au Sénégal, il reprend l'apologie de la colonisation que sa majorité avait voulu imposer par la loi. Il roule des mécaniques: 25000 expulsions par an, pour montrer comme il est actif, efficace. On dirait un défi comme s'en donnent les gamins dans les cours d'école. 25000 expulsions, ce n'est pas une politique, et ça n'en tiendra jamais lieu. Par contre, 25000 expulsions, c'est la chasse permanente à l'immigré, c'est l'usage immodéré de la police. Et voilà la violence. Spectacle et violence, spectacle de la violence, la majorité des Français semble y trouver leur compte, pour l'instant, et le PS ne tente même pas de s'en démarquer. Mais la réponse vient de Conakry: le tabassage des policiers n'est pas le premier, et n'est certainement pas le dernier du même genre. C'est comme ça: la violence répond à la violence, et la haine au mépris. Les auteurs de polars le savent bien, eux. Mon pays perd pied en Afrique, de jour en jour. Et moi, j'ai l'impression que tout mon univers culturel, fait d'échanges et de respect, en est sali, rétréci.
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