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Anissa Belhadjin soutient à la Sorbonne (salle Bourjac, galerie Rollin, 17 rue de la Sorbonne) le lundi 27 novembre de 9 heures à 13 heures sa thèse dont le sujet est: "La narration et ses enjeux dans le roman noir contemporain".
Ca mérite un coup de main. Il fallait du courage pour traiter un sujet de ce type dans l'université française. Et Anissa est extrêmement sympathique. Aussi, on ne l'a pas laissée seule dans l'épreuve. Nous étions une cinquantaine dans une salle de la Sorbonne propre, repeinte de frais, bel éclairage, à la fois solennelle, recueillie et chaleureuse. Aux murs, des bibliotthèques vitrées, garnies de livres reliés: les thèses, au hasard et dans le désordre de Mathiez, Gurvitch, stoetzet, Bouglé, Aymard, Soustelle et tant d'autres. Deux bustes en bronze, Richelieu et Voltaire, le message n'est pas très clair. Et dans la salle, entre le jury et Anissa, flottent des noms de polardeux, des titres de Série Noire ou de Rivages. On écoute, on découvre la narratologie, on ne comprend pas tout, on admire Anissa, on applaudit quand le jury lui décerne le titre de docteur, avec la mention très honorable et les félicitations du jury. Et après, comme prévu, on va sabler le champagne.
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