Entreprises : le modèle mafieux

« Au titre de nos responsabilités, nous avons en permanence un pied en prison. » (Mathias Müller, PDG de VW)

 

Samedi 24 mars 2018, une dépêche de l’AFP nous informe que le patron de Volkswagen, Mathias Müller, touche un salaire annuel de dix millions d’euros en 2017, et le trouve tout à fait justifié, compte tenu des risques permanents qu’il court d’aller en prison, en tant que dirigeant de l’entreprise. Il dit, texto : « Au titre de nos responsabilités, nous avons en permanence un pied en prison. »
J’ai relu deux fois la dépêche, je n’en croyais pas mes yeux. D’habitude, les grands patrons justifient leur rémunération en se comparant aux footballeurs, mais là, ils ont compris qu’ils avaient perdu la partie. Mais se comparer aux chefs mafieux, dont la comptabilité provisionne effectivement de l’argent pour couvrir le risque prison, c’est une première. Quel aveu, monsieur Müller… Les mafias provisionnent aussi l’aide aux familles de prisonniers, n’oubliez pas l’aide aux familles, monsieur Müller…
Quand je pense que certains de mes lecteurs trouvent que j’exagère en décrivant le monde des affaires comme un monde de truands, convaincus maintenant ?
Lisez Racket.