AUTOUR DE L'ADAPTATION AUDIOVISUELLE


9 février 2010 : journée de séminaire organisée par la Société des Gens de Lettres et le Conservatoire Européen d’Ecriture Audiovisuelle, sur l’adaptation audiovisuelle des œuvres littéraires. La SGDL et le Conservatoire Européen d’Ecriture Audiovisuelle publieront certainement des compte rendus des débats, dont j’indiquerai la référence, dès que je l’aurai.
D'ici là, quelques remarques.

Il y avait beaucoup de monde à l’Hôtel de Massa, siège de la SGDL. Je dirais près de 200 personnes, dont beaucoup d’étudiants en fin d’études au CEEA. Et pas mal de professionnels.
Une tonalité irénique dans les interventions. « Le langage audiovisuel a sa logique "artistique" propre. On passe d’un mode d’expression à un autre, on adapte une œuvre littéraire parce qu’on l’aime, c’est une rencontre, on se sent en phase avec, feeling, ne pas dénaturer, trahir etc… » Personne ne parle d’industrie, d’investissement, de rentabilité… Toutes les références sont françaises, plus télévisuelles que cinématographiques. J’en suis surprise.

Pour moi, un auteur, lorsqu’il publie un livre, cesse d’en être le propriétaire. Chacun est libre de le lire à sa façon, de l’interpréter comme il l’entend, et un réalisateur de cinéma qui adapte un livre fait à son tour œuvre créatrice originale.

Le livre, lui, demeure, inchangé. Prêt à de nouvelles lectures, et de nouvelles interprétations.

J’ai eu le sentiment d’être assez isolée sur cette position. Sujet dont nous reparlerons certainement dans les mois qui viennent.